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 Bonne ou mauvaise compagnie

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Rawia

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Date d'inscription : 22/07/2013

MessageSujet: Bonne ou mauvaise compagnie   Mer 2 Oct - 2:13

-Un autre, mais cette fois-ci un double, dis-je à la petite blondinette qui s’était approcher sans un mot de ma table en tenant son plateau contre son décolleter plongeant qui attirait bien des regards ce soir.

Je n’avais même pas besoin de m’introduire dans sa petite tête, je savais bien qu’elle était troublée par ma présence. Je n’étais pourtant pas la seule étrangère que rencontrait cette petite serveuse d’auberge. Ce devait être la capuche de mon long manteau qui la gênait, je la portais toujours, bien qu’on soit à l’abri de la pluie à l’intérieure. Sans parler des plis du vêtement gris qui indiquaient la présence d’Indigo et de mon armure. Là encore, des gens de cette allure ne devaient pas être si rares à passer dans les environs.

Un petit coup d’œil jeté à la serveuse qui tardait à partir chercher ma commande me le confirma, elle fixait mes mains. Des mains que je dirais fortes mais élégantes qui dérangeaient tous ceux qui y posaient leurs yeux. Croisant mon regard, elle sursauta et partie sans plus attendre prendre un verre au comptoir. Ce n’était pas tant mes mains que la couleur cadavérique qu’elles affichaient qui choquaient. Apparemment le gris n’est pas de bon augure.

Je ris intérieurement quand elle posa mon verre à l’autre bout de la table afin de ne pas trop s’approcher de moi. Au boulot maintenant, je dois trouver quelque chose de mieux que la dernière fois. L’ambiance de la pièce était étouffante, car même si l’orage c’était transformé en pluie l’humidité régnait. Le feu dans l’âtre voulait tant bien que mal chasser cette atmosphère, mais il ne faisait que chauffer tout en transportant l’odeur des pieds qui se faisaient sécher. Il devait bien y avoir quelques informations à prendre par-ci par-là.

Heureusement pour moi, je me trouvais près d’un carreau de fenêtre entrebâiller. L’air frais qui en venait me soulageait alors que j’observais toujours ses fêtards. Ceux-ci ne s’incommodaient nullement de l’air souillé d’odeurs malsaines et buvaient jusqu’à plus soif. La plupart ne semblaient pas être des voyageurs, mais des habitants du coin qui étaient venus tôt pour fêter afin de se délaisser de cet orage. Ce devait être une sorte de taverne plus qu’une auberge pour ces villageois.

J’observai les environs par la fenêtre embuée tandis que je tendais l’oreille. Enfin, pas vraiment puisque je n’utilisais pas me oreilles bien trop pointues pour entendre les conversations et les pensées. Au dehors la brume se mélangeait à une fine pluie. Ce décors que les gens n’hésiterait pas à qualifier de «triste», m’intéressait bien plus que les pauvres pensés des humains. Inutiles, idiots, soûls et encore plus inutiles. Je dois faire attention de ne pas trop m’y perdre, il y a peut-être un risque de contamination. Que dis-je, ils sont tout simplement des hommes.

Je ferais mieux de quitter cette pièce infecte et de me rendre dans un autre village, tout ici est banal. Hum… il ne doit pas y avoir beaucoup de chose entre cette auberge et la Forêt Interdite. Défense de revenir sur mes pas, alors ni vers le Sud ni vers l’Ouest. Il me reste du chemin avant de me retrouver dans la chaine de montagne, alors le Nord ou l’Est. J’en étais là dans ces réflexions quand inconsciemment je perçus une conversation intéressante. Je viens de trouver mon prochain boulot, il me faut juste un peu plus d’informations…

Oh! Qu’est-ce que c’est? Une ombre se promenait au dehors, un animal? Peu probable, avec tous ces bruits les bêtes sauvages ne s’approcheraient pas autant. Un voyageur tardif? Il a dus marcher en plein orage à cette heure. Dans un grand courant d’air frais que je trouvais avenant, le Voyageur entra dans l’auberge. Tous les humains se tournèrent vers la personne qui venait de les refroidir tout en éteignant une ou deux chandelles près de l’entrée. Après quelques regards hostiles injectés de sang, l’ambiance redevint comme elle était et le nouveau venu se dirigea vers l’aubergiste, toujours derrière son comptoir.

Le vent provenant de la porte vint rencontrer celui qui sortait de la fenêtre et se rencontrèrent afin d’éteindre ma bougie. En plus des flammes, ma promesse d’un travail venait de vaciller à son tour et il ne suffisait que de peu pour réanimer la conversation entre c’est deux hommes. Maudissant silencieusement cet homme qui avait peut-être bloqué mes informations, je tentai de réanimer ma bougie avec une chandelle prise au chandelier du mur. Comme si rallumer cette bougie allait vraiment m’apporter des informations.

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Toryad

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Date d'inscription : 26/02/2013

MessageSujet: Re: Bonne ou mauvaise compagnie   Ven 4 Oct - 1:05

Toryad avait suivi la tempête pendant une bonne partie de la nuit. Cette nuit qui semblait interminable, comme perdu dans le temps entre deux souvenirs. Il était trempé mais ne ressentait pas le froid. Puisqu'il ne pouvait trouver confiance en les humains ou d'autres races, il se laissait aller parfois à suivre où la nature voulait le mener, suivre son instinct. Dans ses moments, il renouait avec lui-même et sentait ses douleurs comme si elles venaient de se produire. Il regardait dans le vide tout en cherchant des indices. En quittant l'auberge, le vent avait sifflé si fort qu'il lui avait sembler entendre le cri d'une mère, de sa mère. Il n'avait toujours jamais su ce qui était arrivé d'elle. La retrouverait-il un jour? Était-ce moindrement utile? Planant dans les questions, martelé par la pluie, il oubliait le temps qui passe et la distance qu'il avait pu franchir. Soudain, apparu une lueur dans la pluie, devant Toryad se dessinait l'ombre d'une maison. Il n'accéléra pas son pas car il savait bien que d'y entrer ne règlerait rien sauf le mauvais temps. Il désirait être seul, mais ne désirait pas mourir dehors non plus, alors il se résigna à s'y avancer. Il découvrit la petite auberge. Sans porter attention, il crut d'abord avoir tourné en rond et être revenu à la même auberge mais c'est une fois en bas de l'escalier qu'il comprit que non. Il s'arrêta un instant pour se retourner vers la nuit trouble qui l'avait porté jusque là. Pourquoi cette auberge? Il ne lui fallait que rentrer pour le trouver.

Lorsqu'il décliqua la poignée de la porte, cette dernière lui glissa de la main par une succion pour s'ouvrir violemment dans un courant d'air qui attira l'attention de tous en éteignant au passage quelques bougies. Voilà une entrée échouée pour Toryad qui voulait passer inaperçu. Il ne se sentait déjà pas très le bienvenu, mais lorsqu'il finit par repousser la porte bien fermée, les gens le délaissèrent des yeux, enfin pas tous, mais presque. Il dégoutait de partout et son visage ruissellant. Il s'approcha de la penderie et se trouva un endroit pour y mettre son manteau au séchage. Tant mieux que celui-ci ne laissait presque pas passer la pluie, il était resté au sec à l'exception de son cou, de ses mains et de ses jambes. Il trouva place à l'écart des gens, y déposa ses armes et effets. Il avait besoin d'un verre au plus vite, alors il fit un signe à la serveuse qui n'attendait que le signal perchée à son comptoir. Elle s'approcha de sa table, lui posa quelques questions et lui, il répondit promptement :


Non je ne prendrai pas de chambre, apportez moi du cognac s'il-vous-plait! Beaucoup de cognac.

La fillette, un peu nerveuse, s'opposa pour s'assurer qu'il paierait et cela ennuya Toryad qui voulait son verre.

Bien sûr que je vais payer, j'ai l'air de quoi?? D'un voleur??.... Apportez moi du cognac! Fit-il plus fort en plongeant sa main dans sa poche et laissa tomber une poignée de pièce dans les mains de la serveuse, de quoi payer amplement l'addition.

Cette dernière ouvrit grands les yeux en sentant le poids de l'argent qu'elle venait de recevoir. Son sourire s'aggrandit comme jamais, elle reprit instantanément ses manières courtoises et chaleureuses et salua l'homme en s'empressant vers son bar. Moins d'une minute plus tard, le verre de Toryad visitait déjà ses lèvres avec du cognac trempé dans de la glace, tenant la bouteille de l'autre main. Il s'en foutait, mais la serveuse gardait un oeil sur lui constamment, ses yeux pétillaient de rêve.

Toryad s'enfila un verre après l'autre. L'alcool fort frappait ses plaies intérieures et semblaient les appaiser sans effacer pour autant la tristesse et la colère. Son verre n'atteignait jamais le fond mais la bouteille s'en approchait. Il continuait de regarder le vide, le vide du plancher, du plafond, le vide des bruits autour, le vide des esprits qui étaient dans l'endroit. Tranquille dans son coin, il se réchauffait un peu ou se laissait s'imaginer que l'alcool allait en fait autant. Au bout d'une heure, il commença à se morphondre sur son sort, se disant qu'il n'était pas assez bon, pas assez fort, pas assez intelligent, un esprit manipulable et que ses faiblesses lui avait valu la perte de son père et de sa mère. Lorsqu'il tournait la tête, il sentait d'autant plus la lenteur de son mouvement, lorsqu'il essayait de voir quelque chose, ses yeux mettaient si longtemps à faire le focus et ses réflexes étaient si lent. Pas étonnant alors qu'il n'avait su protéger ces êtres chers. Il n'était surement qu'un autre de ces empotés qu'il essayait d'exterminté. Au fond, c'était son combat de dénie intérieur qui le poussait à vouloir pourchasser les idiots comme lui-même, c'était sa haine et sa honte de lui-même le poussait à détester les crapules. En gros, Toryad était en plein en processus de broyer du noir, il redoutait de lui-même et s'auto-crinquait négativement.

Alors qu'il se servait son dernier verre de cognac, la serveuse passant ramasser la bouteille en baissant bien son décolté, espérant que ses charmes puissent séduire le riche voyageur (faux riche). Elle resta tout près pour essayer de discuter puisque de toute façon, il ne restait que quelques villageois dans l'auberge et tous semblaient ivre, tous sauf un, ou une plutôt. Une femme encapuchonné, solitaire, à l'opposé de la pièce. Elle qui semblait chercher les conversations intéressantes.


Qui c'est? demanda maladroitement Toryad à la serveuse en pointant du doigt discrètement l'étrangère.

On ne sait pas trop, elle ne vient pas d'ici, je crois qu'elle cherche du travail, mais elle fait peur à tout le monde un peu.... ses mains sont affreuses. Si j'étais vous, je ne m'en approcherais pas. Il y a beaucoup mieux ici ce soir.

Toryad leva les yeux bêtement vers la fillette pour découvrir son regard pétillant rivé sur lui, un regard rempli de rêves et d'espoir, mais lui rabaissa le sien froidement pour prendre une autre gorgée en regardant l'étrangère. Il n'avait que faire des gamines et vraissemblablement, elle commençait à l'agacer. Ses tentatives de le charmer avait toutes échoué et elle n'avait visiblement pas l'habitude de l'échec, alors elle redoublait d'effort et pendant ce temps, lui prenait sa dernière gorgée de cognac en laissant lourdement son bras tomber sur la table.

Je vous offre autre chose à boire? Dit-elle pour briser le silence. C'est moi qui vous l'offre!

Toryad laissa aller un soupire en disant : Même chose....

Alors la petite partit vers son bar en se dendinant les fesses. Ce moment sembla éternel à Toryad. Il fut plongé dans sa tête et se parla à lui-même dans tête dans le délire de l'alcool.

*Mais qu'est-ce que j'fous là moi? Accoudé dans un bar à me faire crouser par une fillette alors que je devrais être dehors à essayer de trouver ma mère. Mais quel incapable je fais. C'est dégueulasse, honteux... * Tout comme ce que j'ai pu faire... continua-t-il à basse voix. Comment ai-je pu laisser tout ça arriver? Je suis un monstre, je ne mérite pas émeraude, je suis sans doute destiné à m'y opposer... Quelle chance j'ai de pouvoir combattre ma nature si elle est aussi mauvaise, aussi misérable?... Sans doute aucune... Alors à quoi bon?

La colère montait en lui. Il s'enrageait des échecs de son passé, de son impuissance d'avoir pu les éviter et de sa lâcheté d'avoir tout fuit. Il voulait se venger sur quelque chose ou quelqu'un. Quelqu'un devait payer pour ces fautes. Si ce n'était pas lui-même, quelqu'un le devait quand même. Pendant ce temps, sa respiration s'accélérait. Il leva les yeux et balaya la pièce du regard, un regard lourd et malsain. Et finalement quand la serveuse revint avec un grand verre de cognac. Elle déposa celui-ci sur sa table bien en vue.

T'as mis du poison la dedans? dit-il alors précipitement, le regard plein de méfiance.

Mais non voyons... ce n'est que du cognac... dit la petite qui se sentait soudainement très intimidée, tout en reculant d'un pas. Tout d'un coup, ce visiteur n'avait plus de noblesse et de bonne manière à ses yeux, c'était devenu une menace.

T'aurais dû..... Maintenant dégage!! fit-il d'un ton froid et autoritaire.

Et la serveuse, troublée, tourna les talons pour partir servir les autres clients et ne revint plus le voir.

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Rawia

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MessageSujet: Re: Bonne ou mauvaise compagnie   Dim 6 Oct - 4:35

J’ai bien finit par allumer cette bougie. Mais les deux hommes ne semblaient plus penser qu’au décolleter de la blonde qui les servaient. J’attendis encore, ils allaient bien finir par me dire ce que je voulais entendre, que je les brusque ou non. Pendant ce temps, monsieur le Voyageur buvait ses émotions comme un assoiffé. Le seul dans la pièce à boire pour ses regrets et non son plaisir.

Que c’est barbant ces histoires d’hommes…
-…et c’est là qu’il est tombé dans le trou! cria numéro un en entrainant un éclat de rire démesurément grand face à la faiblesse de sa piètre plaisanterie.

Ha… Je devrais peut-être allez les voir et les forcer à me dire ce que je veux savoir. Je ne vais tout de même pas rester ici à pourrir comme une ivrogne et m’imprégner de ces saletés! Sinon je risque de me trouver une conscience et boire comme monsieur le Voyageur à regretter la disparition de ma mère. À quoi je pense? Comment pourrais-je regretter la mort que j’ai moi-même donné?

Ça doit bien faire deux heures que je suis là à fouiller dans ces têtes d’humains et d’écouter leurs pensées, il y a bien une chance que je devienne folle à continuer ainsi.

-C’que tu d’sais tout à l’heure, finit par dire numéro deux sur un ton un peu plus modéré, ne s’adressant qu’à numéro un. Tu sais c’qu’y’s’ont décidé d’faire?

-Bhaaa, soupira numéro un. Y vont essayer d’trouver quelqu’un pour faire l’boulot à place des soldats. Y sont trop peureux pour faire quoiqu’soit. Faut dire qu’y sont ben menaçant c’te racaille là. Personne d’la région v’drait s’frotter cont’e eux.

-Y’ont pas eu d’chance c’te famille là, dit numéro deux en secouant la tête. Y vont surement perdre leur fille. J’ai’s’envi pas pantoute, j’aime mieux êtes pauv’e que d’voir ma famille en danger.

Pourquoi ils arrêtent de parler tout d’un coup? Ils sont si déprimés ou trop soûls pour être si peu clairs que ça?

-D’quoi vous parlez? demanda numéro trois qui par miracle intervint juste à temps pour réanimer la conversation, c’est que les ivrognes pouvaient être utiles par moment.

-D’la famille d’riche qui vivent à l’hydom… l’hymelrie, l’hy-dro-mel-le-rie, finit par articuler numéro deux avec un sourire béat se moquant lui-même de son incapacité à articuler sous l’emprise de l’alcool.

-Y sont fait voler leur fille par l’troupe d’Malkorov. L’bandits d’mandent ben plus c’que c’qui’s’ont pour qui r’prennent leur fille. Y vont pas p’voir faire grand-chose. En plus, tout l’monde sait qu’y s’cachent dans l’ancien fort d’la grade au pied d’la montagne. On peut même l’percevoir d’ici. Mais personne est c’papble d’les arrêter, y sont trop forts.

Enfin, je devais bien avoir toutes les informations qu’ils pouvaient me donner maintenant. Il ne me restait plus qu’à savoir où se trouvait cette hydromellerie et conclure un accord avec ce père de famille. J’espère qu’il aura suffisamment de pièce d’or pour me payer. Ils ont dit qu’il ne pouvait payer la rançon, mais les ravisseurs ont tendance à toujours en vouloir trop, je reste optimiste.  

-Qui c’est? dit le Voyageur en brisant le fil de mes pensées.

Il se demande qui je suis? Quel drôle de question à poser sur une personne qui porte une capuche à l’intérieure. Une personne qui reste anonyme, évidence! Les regards des humains se détournent bien plus vite d’une capuche grise que d’une peau grise.

-Je vous offre autre chose à boire? C'est moi qui vous l'offre!

-Même chose....

Il ne boit pas déjà trop depuis le début de la soirée? Elle veut le mettre dans un coma éthylique? Je n’ai écouté ses pensées que pour savoir s’il avait de l’intérêt, alors que de mon point de vu professionnel, il ne pouvait rien m’apporter. Maintenant que j’ai mon boulot de pris, pourquoi ne pas m’intéressé un peu à un homme comme lui. Il aura au moins le mérite de me divertir.

*Mais qu'est-ce que j'fous là moi? Accoudé dans un bar à me faire crouser par une fillette alors que je devrais être dehors à essayer de trouver ma mère. Mais quel incapable je fais. C'est dégueulasse, honteux... *

Hum! Il regrette et se lamente en buvant comme si ses problèmes allaient se noyer dans l’alcool? Il sait pourtant quoi faire pour régler une partie de ses problèmes, pourquoi n’a-t-il rien fait depuis toutes ces années? Est-ce en fuyant que les hommes règlent leurs problèmes?

-Tout comme ce que j'ai pu faire... continuait-il toujours aux prises avec sa conscience. Comment ai-je pu laisser tout ça arriver? Je suis un monstre, je ne mérite pas émeraude, je suis sans doute destiné à m'y opposer... Quelle chance j'ai de pouvoir combattre ma nature si elle est aussi mauvaise, aussi misérable?... Sans doute aucune... Alors à quoi bon?

Un sourire apparu sur mes lèvres sans que je ne puisse le réfréner. Ça valait l’effort de m’intéresser à son esprit tourmenté, il était bien divertissant. Il avait déjà eu l’espoir de devenir un Chevalier d’Émeraude et cherchait maintenant à se venger. Il ressemble un peu à feu mon maître, tous deux voulaient se venger sur d’autres personnes pour les aléas de leur vie en pensant qu’il n’y avait pas d’autres espoirs. Incapable de vivre avec les conséquences de tes actes, hein?

Je croisai son regard sans qu’il ne me voie vraiment. Il semblait vouloir s’en prendre à la première personne qui allait lui adresser la parole. Comme de fait, il fit fuir la serveuse avec son attitude hostile et ses propos hors de sens. Voilà ce qui arrive quand tu t’approches d’un ivrogne solitaire petite blonde, tu ferais mieux d’aller voire numéro un qui te reluquait tout à l’heure.

Sirotant ce qui me restait dans mon verre, j’essayais de calmer mon esprit. Ma tête me faisait un peu souffrir après avoir tant utilisé ma faculté. J’éteignis ma bougie qui se mourrait dans son pot. Demain j’irai rencontrer cet homme à l’hydromellerie, pour le moment, ma soirée se terminait. En me levant je marchai droit vers le comptoir pour y laisser le montant de mes consommations et ce détour vers ma chambre me fit croisé monsieur le voyageur. Je m’arrêtai près de lui, fixant ses yeux vitreux de mon regard noir. Voilà pourquoi la serveuse disait que j’avais des mains affreuses, pensais-je alors qu’il avait une vue sur ma peau grise.

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